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Actualités

  • 17
    oct

    A 7 ans, un petit garçon belge change de genre

    La chaine française de télévision « Chérie 25 » diffusait le 18 octobre dernier, dans son émission phare « Sans Tabou », un documentaire sur les enfants transgenres. En vedette, le petit Senne, un garçon belge, devenu la petite Sanne à 6 ans.

    La maman de Sanne témoigne : « Sanne a toujours préféré les poupées aux voitures ». Pour le journaliste en voix-off du reportage, c’est évident : « ce qu’ils ont pris pour des jeux d’enfants est un trouble profond de l’identité de genre ». Une affirmation scientifiquement douteuse, alors même que pour les professionnels de la petite enfance, les élèves en bas âge ne font pas de distinction « féminin » ou « masculin » pour choisir leurs jouets (voir notre article)

    Le désir de Senne/Sanne va donc justifier pour ses parents la nécessité de le/la laisser s’habiller en fille pour aller à l’école, et ce, malgré l’avis du psychiatre qui le suivait. Quand l’enfant a voulu porter une jupe, et face aux réticences de son père, il proclame : « vous savez bien que je suis une fille ». « Pourquoi veux-tu être une fille ?  » a demandé son père. Réponse de l’enfant-roi : « Parce que ». Ce seul et bien faible « argument » aura suffit à convaincre que leur enfant souffrait d’une « dysphorie de genre ».

    Les psychologues définissent traditionnellement la dysphorie de genre comme « une opposition entre le sentiment interne de leur genre (identité de genre) et leur sexe physique […] La dysphorie de genre renvoie au malaise que certaines personnes ressentent quant à leur sexe physique et/ou leur rôle de genre » [1]

    S’il ne s’agit pas de nier un mal être sans doute réel chez Senne/Sanne, qui impliquait que l’enfant soit suivi par un spécialiste, fallait-il pour autant lui permettre ce changement de genre aussi précoce ? On peut en douter. Les psychologues estiment que « pour la majorité des enfants, la dysphorie de genre ne les accompagne pas jusqu’au stade adulte : elle semble s’estomper. Des études qui ont suivi des enfants qui avaient le désir ardent d’être de sexe opposé ont trouvé qu’une petite proportion seulement de ces enfants continue de vivre une dysphorie de genre lorsqu’ils grandissent » [2]

    En effet, Anne Dafflon Novelle, chercheur en psychologie à l’Université de Genève et « spécialiste de la socialisation différenciée entre les filles et les garçons » reconnait elle-même que « les enfants passent par plusieurs étapes avant de comprendre d’une part que le sexe est stable à travers le temps et les situations, d’autre part que le sexe est déterminé de manière biologique. Ceci n’est intégré que vers 5-7 ans ; auparavant, les enfants sont convaincus qu’être un garçon ou une fille est fonction de critères socioculturels, comme avoir des cheveux courts ou longs, jouer à la poupée ou aux petites voitures, etc ». [3] En d’autres termes, il est normal pour les petites filles et les petits garçons de « tester » des caractéristiques qu’ils attribuent au sexe opposé (comme porter une jupe pour un petit garçon), sans que cela signifie qu’ils sont transgenres et qu’ils doivent donc changer de sexe.

    Aussi, quand le journaliste demande à Sanne/Senne pourquoi il a voulu être une fille, et que l’enfant répond « pour mettre des robes, des jupes et aussi organiser des fêtes avec mes copines dans ma chambre  », on peut se demander si ses parents, en acceptant et confortant son choix et ce, contre l’avis même du psychiatre en charge de Senne, n’ont pas semé les germes d’un trouble futur encore plus grave. Comment cet enfant vivra-t-il sa puberté, alors que 80-95% [4] des enfants estimant souffrir de dysphorie de genre ne ressentent plus cette anomalie à l’adolescence ?

    [2Ibid.

    [3Anne DAFFLON NOVELLE, Filles-garçons : socialisation différenciée ? PUG, 2006, p.11

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