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  • 29
    avr

    L’éducation « neutre », une lubie dangereuse

    « It’s a boy ! », « C’est un garçon ! », titrait, fière de son scoop, la presse anglo-saxonne à propos du petit Sasha au début de l’année 2012.

    Pendant cinq ans, les parents de Sasha, militants de « l’éducation neutre », ont tout fait pour garder secret le sexe de leur enfant et entretenir le « trouble » sur l’identité sexuelle de leur garçon qu’il préférait appeler « the infant ». Pour maintenir l’ambiguïté, ils ne lui proposaient que des activités ou des jeux de « genres neutres », et l’habillaient alternativement en petit garçon ou en petite fille. Sa mère, Beck Laxton, prétendait, ainsi, libérer son enfant de l’emprise des stéréotypes de genre.

    Au Canada, c’est le cas du petit ou de la petite Storm qui a ému l’opinion publique. En guise de faire-part de naissance, les proches des parents de Storm ont reçu ce message :« Nous avons décidé de ne pas partager le sexe de Storm pour l’instant - un hommage à la liberté et au choix ». L’objectif des parents de Storm est de permettre à leur enfant de se construire en dehors de la binarité des modèles masculins ou féminins.

    C’est en Suède que ce type d’éducation s’est le plus développé. Pop fut, peut-être, un des premiers enfants élevés « sans genre ». Ses parents voulaient « que Pop grandisse librement, et non dans un moule d’un genre spécifique, ont raconté ses parents au quotidien Svenska Dagbladet. C’est cruel de mettre au monde un enfant avec un timbre bleu ou rose sur le front. Aussi longtemps que le genre de Pop restera neutre, il ne sera pas influencé par la façon dont les gens traitent les garçons ou les filles. »

    Depuis, l’« éducation neutre » s’est banalisée en Suède (cf. reportage vidéo en bas de page à partir de la 3e minute) et, en 1998, la loi a obligé les crèches à mettre en place une pédagogie « neutre » ou « unisexe ».

    Malheureusement, ces exemples sont sur le point de faire école en France.

    Le 7 septembre, Najat Vallaud Belkacem, ministre délégué aux droits des femmes, et Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille, ont visité la première crèche neutre française. La crèche Bourdarias a été créée en 2009 à Saint-Ouen grâce au soutien financier du conseil général PS de Seine-Saint-Denis afin de lutter contre les préjugés de genre.

    Najat Vallaud Belkacem, qui a souvent pris la Suède en exemple, souhaite encourager ce type d’établissements, car selon la ministre « on n’arrivera pas à l’égalité si on ne s’attaque pas à la construction des stéréotypes dès le plus jeune âge. »

    Les risques pour les enfants

    « L’éducation neutre » puise ses racines dans les travaux de Judith Butler, philosophe et militante radicale Queer. Pour cette dernière, les enfants, en pratiquant certaines activités « jouent un rôle social » et obéissent à une logique qui « range » les individus à une place sexuelle prédéfinie. C’est ce que Judith Butler appelle « la performativité de genre ». Elle propose de se libérer progressivement de « ces assignations à résidence » sociale ou sexuelle » [1], grâce à la subversion des codes et des normes. Pour elle, la culture doit permettre de contrer les présupposés naturels et biologiques qui enferment les enfants dans le modèle masculin/féminin.

    De nombreux pédopsychiatres et psychanalystes s’inquiètent du développement d’une telle pédagogie qui risque de perturber les enfants au moment où s’affirme et se construit leur identité sexuelle (entre 2 et 6 ans).

    « La société, la culture, les médias, les contes de fées proposent aux enfants des héros et des jouets « sexués » qui sont autant de repères et de supports identificatoires »  [2] dont les jeunes enfants ont besoin.

    « Marginaliser son enfant en lui refusant les normes sociales communément admises peut le rendre très malheureux » [3] prévient Catherine Mathelin, psychanalyste d’enfants.

    Au contraire de « l’éducation neutre » qui au nom de l’égalité finit par nier l’existence de différence entre les sexes, les psychanalystes préconisent, dans la lignée de travaux de Françoise Dolto « d’élever son enfant dans le génie de son sexe ».


    Notes
    [1] extrait d’un portrait de Judith Butler réalisé par le magazine Psychologies, cité par La Croix du 19/07/2011

    [2] Psychologies magazine, n°202, novembre 2001,p.106

    [3] ibid. p.106

    [1extrait d’un portrait de Judith Butler réalisé par le magazine Psychologies, cité par La Croix du 19/07/2011

    [2Psychologies magazine, n°202, novembre 2001,p.106

    [3ibid. p.106

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