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Actualités

  • 27
    sep

    Théorie du genre : vers une réforme de la grammaire française jugée trop sexiste ?

    « Ni la grammaire ni le style ne sont neutre du point de vue politique » affirme Judith Butler dans son désormais célèbre ouvrage Trouble dans le Genre? [1]

    La principale chef de file des théoriciens du genre reprend en effet à son compte l’idée féministe selon laquelle les codes régissant les langues sont en fait un moyen de conserver l’ « hétéronormativité » [2] et d’assurer l’« hégémonie hétérosexuelle » [3]. Comprendre donc que toutes les normes grammaticales n’auraient été inventées que pour assurer la suprématie de l’homme sur la femme. On retrouve ici les inspirations marxistes et déconstructivistes des tenants de la théorie du genre : la lutte des classes est remplacée par la lutte des sexes et le langage en est la première des armes.

    Pour lutter contre cette transmission par le langage des « stéréotypes de genre », la Suède, pays connu pour être précurseur en matière d’application des thèses du gender (expérimentant notamment l’éducation neutre comme nous le relatons dans notre article) a décidé en avril 2012 d’introduire dans la grammaire suédoise un pronom dit « neutre » : « le mouvement pour la neutralité sexuelle a franchi une étape importante : quelques jours après la Journée internationale des femmes, un nouveau pronom, hen [hɛn], fut ajouté à la version numérique de l’Encyclopédie nationale suédoise. L’entrée définit hen comme une « suggestion de pronom neutre remplaçant il [han, en suédois] et elle [hon] » . Le but est d’ailleurs clairement affiché : faire disparaître toute distinction des sexes. Pas de féminin, pas de masculin, juste des individus « neutres ».

    Une lubie réservée aux pays scandinaves ? Il semblerait que non à en lire le dernier rapport de novembre 2012 commandé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherches. Intitulé « Orientations stratégiques pour les recherches sur le genre », il préconise notamment, dans sa proposition n°19 de « généraliser l’usage d’une langue non sexiste » et « d’encourager la recherche sur le sujet »  [4]

    Une proposition qui vient flatter le groupe de pression « SOS transphobie » [5] qui milite activement pour que soit créé un pronom similaire à ce qui s’est fait en Suède, en France : «  « Iel » ou « Ol », le pronom personnel neutre français en construction » suggérait le blog gay « Yagg » [6] en juillet dernier.

    Rappelons qu’en février 2012, le lobby féministe « L’égalité c’est pas sorcier  » et la Ligue de l’enseignement, avait réclamé par le biais d’une pétition une réforme de la grammaire jugée trop sexiste et trop « genrée ». Ils proposaient d’abolir la règle selon laquelle dans une phrase qui comporte plusieurs sujets masculins et féminins, le masculin l’emporte pour l’accord du participe passé et de l’adjectif, soit abolie [7] . Ainsi, vous ne direz plus «  Paul et Virginie sont amoureux » mais bien «  Paul et Virginie sont amoureuses  ».

    L’introduction de la théorie du genre à l’école ne cherche donc pas seulement à introduire le genre neutre dans les cours d’éducation à la sexualité mais cette obsession de la neutralité se retrouve également dans le bouleversement de la totalité des enseignements, notamment la langue française.

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