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Presse

  • 1er
    fév

    Une députée PS veut débaptiser les maternelles

    Sandrine Mazetier, élue de la 8e circonscription de Paris, juge l’appellation trop sexiste.

    Les maternelles bientôt débaptisées ? C’est la proposition pour le moins incongrue de la députée PS Sandrine Mazetier. L’élue de la 8e circonscription de la capitale a en effet souhaité attirer l’attention du ministre de l’Éducation nationale sur l’appellation « école maternelle » dans le cadre d’une question écrite au gouvernement. Un qualificatif apparemment trop sexiste à ses yeux.

    « Cette dénomination institutionnelle, qui figure dans le Code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie, a avancé la parlementaire socialiste.À l’heure où se prépare une loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école, et où le gouvernement s’engage fortement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, remplacer ce nom “genré” par un nom neutre redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant, et repositionnerait l’école dans son rôle éducatif différent de celui des parents ».

    Une fois sa critique formulée, la députée, décidément portée sur l’analyse sémantique, a enchaîné sur des propositions. L’« école maternelle » pourrait être rebaptisée « première école », a-t-elle suggéré. Ou encore « école élémentaire », « si l’école couramment appelée primaire destinée aux 6-11 ans prenait officiellement le nom “d’école primaire” », a-t-elle glissé.

    Théorie du genre?

    Après le groupe de travail sur l’éducation à la sexualité, la lettre de Vincent Peillon aux recteurs évoquant les questions de genre, c’en est trop pour l’UNI, syndicat d’étudiants et d’enseignants classé à droite. « L’élue socialiste estime que l’appellation “école maternelle”, qui figure dans le Code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes ce qui est d’ailleurs proche de la vérité, puisque les femmes représentent entre 82 % et 91 % des enseignants du premier degré », relève l’organisation.

    Mais l’UNI y voit surtout une « dérive » de plus en plus prononcée vers la théorie du genre. « Cette proposition témoigne de l’influence inquiétante des adeptes les plus farfelus et les plus radicaux de la théorie du genre sur le gouvernement et la majorité socialiste. Rappelons que déjà au mois d’octobre, sur consigne du premier ministre, les ministres ont été obligés de suivre un séminaire inspiré de la théorie du genre », s’émeut son président, Olivier Vial.

    Vendredi, Sandrine Mazetier a cependant persisté. Ce changement « rappellerait aussi qu’aujourd’hui, la responsabilité de l’éducation des enfants est partagée entre les parents et n’est pas la spécificité des femmes », a défendu l’élue.

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